Chirurgie de l'Incontinence

Prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme

En première intention

  • Rééducation vésicale et sphinctérienne (avec un kinésithérapeute ou une sage femme) 
  • Règles hygiéno-diététiques (régime…) 
  • Traitements médicaux locaux (ovules intravaginaux…)

En seconde intention

En cas d’échec de ces traitements sera proposé un traitement par chirurgie. Le traitement chirurgical de référence actuel est la bandelette sous urétrale (TOT ou TVT). Il s’agit d’une bandelette d’une quinzaine de centimètre placée sous le canal de l’urètre (canal permettant d’uriner). Elle soutiendra l’urètre en agissant comme un hamac. Ces bandelettes sont efficaces dans plus de 85% des cas. En cas de prolapsus associé (descente d’organe), celui-ci pourra être opéré dans le même temps.

Fiche AFU Bandelette par voie rétropubienne Fiche AFU Bandelette par transobturatrice

incontinenc urinaire

 

Dans l’incontinence par insuffisance du sphincter de la vessie

Dans le cas particulier de l’incontinence urinaire à l’effort liée à une insuffisance du sphincter de la vessie, la mise en place d’un sphincter artificiel de continence peut être indiquée. L’implant comporte une manchette permettant de refermer le canal de l’urètre, une pompe et un réservoir.

Chez la femme, l’implant est placé par chirurgie abdominale (ouverture au dessus du pubis).

Chez l’homme, l’implant est placé par deux ouvertures au niveau du périnée et de l’aine, ou par une seule ouverture entre le pénis et les bourses. L’efficacité est supérieure à 90%. Les principales complications sont l’infection, la migration et les dysfonctionnements de l’implant.

Fiche AFU sphincter artificiel urinaire
Fiche AFU Bandelette sous urétrale transbturatrice
Incontinence urinaire
chirurgie de l'incontinence homme
chirurgie de l'incontinence femme

 

Prise en charge de l’incontinence urinaire par hyperactivité de la vessie

En première intention :

  • Rééducation vésicale et comportementale
  • Règles hygiéno-diététiques
  • Traitements locaux
  • Médicaments relaxants le muscle vésical
  • Instillations dans la vessie (indications particulières)

En deuxième intention, en cas d’échec des précédents traitements :

  • Neuromodulation ou électrostimulation sacrée :
    Il s’agit d’un « pacemaker de la vessie » utilisé pour traiter l’incontinence urinaire par hyperactivité de la vessie après échec des traitements médicaux (Voir Incontinence urinaire). Elle nécessite un test préalable avec la mise en place d’une électrode temporaire et d’un boitier externe. Une fine électrode est placée au bloc opératoire au niveau du sacrum sous contrôle radiologique. La période de test dure en moyenne une quinzaine de jours avec un petit boitier externe. Pendant cette période, on notera sur un calendrier mictionnel à quelle heure on va uriner et le volume des mictions. Si le test est positif, l’implantation d’un boitier définitif (« pacemaker ») est proposée. Le test est positif dans 70% des cas. Dans le cas contraire, l’électrode est retirée sous anesthésie locale.
    Fiche AFU
  • Toxine botulique A :
    La toxine est injectée dans le muscle de la vessie sous endoscopie (caméra placée par les voies naturelles dans la vessie). Ce traitement n’a actuellement pas d’autorisation de mise sur le marché en France dans cette indication. On la réserve aux cas d’échec ou d’intolérance aux traitements recommandés. Elle expose au risque de rétention d’urine (impossibilité à vider la vessie).
    Fiche AFU
  • L’agrandissement de vessie (entéro-cystoplastie d’agrandissement) :
    l consiste à augmenter la capacité de remplissage de la vessie en suturant un segment d’intestin grêle sur la vessie.