Accueil du site > Pathologies > Calculs urinaires

Calculs urinaires

Les calculs urinaires résultent, dans certaines conditions particulières, de la formation de cristaux à partir des urines. Les calculs les plus fréquents sont à base d’oxalate de calcium (75%) mais les calculs d’acide urique sont en augmentation chez les sujets âgés de plus de 60 ans.

Les facteurs favorisants les calculs sont alimentaires, familiaux, le sexe masculin (les calculs touchent 2 fois plus les hommes que les femmes), certains médicaments, certaines malformations de l’appareil urinaire.

La migration d’un calcul du rein dans le canal de l’uretère (canal conduisant les urines du rein vers la vessie) peut entrainer une colique néphrétique. La colique néphrétique est classiquement une douleur de la fosse lombaire, survenant d’un seul côté, d’apparition brutale, et pouvant irradier jusque dans les organes génitaux. La douleur évolue par crises sans position la calmant. La douleur ressentie est due à la dilatation des cavités du rein liée à l’obstacle. On vérifiera toujours l’absence de fièvre laissant suspecter une infection urinaire associée ou une disparition des mictions nécessitant une prise en charge en urgence.

En cas de complication de la colique néphrétique ou de persistance des douleurs malgré le traitement médical pourra être posée une sonde double J (JJ). Il s’agit d’une intervention réalisée par les voies naturelles, sans incision. Une sonde JJ est un tube fin et souple terminé par 2 boucles (d’où son appellation double J) qui bloquent la sonde dans le rein et la vessie. Cette sonde est introduite dans le canal de l’uretère (canal qui conduit les urines du rein à la vessie) et permet de drainer les urines du rein à la vessie, en contournant le calcul obstructif.

PDF - 1.4 Mo
Sonde double j

Prise en charge des calculs urinaires en dehors de l’urgence :

Surveillance

Les petits calculs du rein peuvent être simplement surveillés

Alcalinisation urinaire

Elle sera débutée devant une suspicion de calcul d’acide urique pur. Elle repose sur la prise quotidienne d’eau de Vichy ou de citrate de potassium afin d’obtenir un pH urinaire compris entre 6,5 et 7.

Lithotriptie Extra-Corporelle (LEC)

C’est le traitement de première intention et le moins invasif des calculs urinaires. Les calculs sont détruits par des ondes de choc produites par un générateur situé à l’extérieur du corps. L’efficacité est en moyenne de 75% pour les calculs situés dans les cavités du rein et mesurant moins de 2 cm. Plusieurs séances peuvent être nécessaires pour fragmenter le calcul. Le principal risque de la LEC est la colique néphrétique liée à l’élimination des fragments du calcul (20%). Le risque de saignement ou d’hématome est faible mais toute prise d’anticoagulants devra être arrêtée avant la LEC.

PDF - 498.4 ko
Lithotritie extracorporelle

Urétéroscopie et Urétéro-rénoscopie souple

Elle consiste à introduire une fine caméra (urétéroscope) dans la vessie puis dans le canal de l’uretère (canal allant du rein à la vessie) par les voies naturelles, sans ouverture.

On distingue l’urétéroscopie rigide et l’urétéro-rénoscopie souple.

Pour les calculs de l’uretère, on utilise un urétéroscope rigide permettant de les fragmenter et les récupérer.

Pour les calculs du rein, la technique la plus moderne est l’urétéroscopie souple urétéroscopie souple L’urétéroscope souple ou urétéro-rénoscope souple est une caméra miniature qui permet d’explorer les cavités du rein par les voies naturelles, sans incision.
Cette technique permet notamment de traiter les calculs du rein avec un laser.
ou urétéro-rénoscopie souple. Il s’agit d’une caméra flexible et miniature qui permet d’explorer les cavités du rein et de fragmenter les calculs à l’aide d’un laser Holmium. Les fibres laser utilisées ont un diamètre de 200 à 500 micromètres.

JPEG - 324.4 ko
Urétéro-rénoscope souple : caméra permettant d’explorer les cavités du rein

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale et la sortie est autorisée le lendemain de l’opération en absence de complications. Une sonde est placée dans l’uretère (sonde urétérale ou sonde JJ) en fin d’intervention et sera retirée secondairement sous anesthésie locale. Les principaux effets secondaires possibles sont les lésions du canal de l’uretère et les infections.

PDF - 447.3 ko
Ureteroscopie
PDF - 1.4 Mo
Sonde double j

Néphrolithotomie per-cutanée

Elle consiste à placer une caméra appelée néphroscope dans les cavités du rein à travers la peau. Le calcul est alors récupéré en une pièce ou fragmenté dans les cavités du rein. L’intervention est effectuée sous anesthésie générale. Elle permet de traiter les calculs volumineux du rein ou les calculs n’ayant pas été détruits par la LEC. Le taux de succès est supérieur à 80%. Les principaux risques de l’intervention sont les infections, les saignements, les lésions du rein liées au passage du néphroscope ou les lésions d’organes voisins (colon…).

PDF - 415.4 ko
Nephrolithotomie per cutanee

Chirurgie rénale par voie ouverte

Elle est aujourd’hui réservée aux calculs complexes du rein.