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Troubles de l’érection

L’érection se définit par une augmentation de volume et une rigidité de la verge. Le pénis est constitué de deux cylindres, les corps caverneux, et du corps spongieux qui entoure le canal de l’urètre (canal permettant d’uriner) et se termine par le gland. Lors de l’érection, les corps caverneux se comportent schématiquement comme une éponge qui va se remplir de sang. La bonne qualité des érections et de l’activité sexuelle dépend de nombreux facteurs comme l’âge, la qualité des vaisseaux qui irriguent le pénis, les muscles du périnée, le système nerveux, les hormones (testostérone), la partenaire, la libido, le contexte psychologique.

Les troubles de l’érection ou dysfonction érectile (autrefois appelés impuissance) sont l’incapacité à obtenir et maintenir une érection suffisante pour permettre une activité sexuelle satisfaisante. Ils sont un motif fréquent de consultation en médecine.

Lors de la consultation, votre médecin ou votre urologue recherchera, en vous interrogeant et en vous examinant, une origine organique et/ou psychologique à ces troubles de l’érection. Certains examens complémentaires pourront être prescrits (bilan sanguin, questionnaires, échographie-doppler du pénis…).

Principaux traitements des troubles de l’érection :

Soutien psychologique et sexothérapie 

Elle permet une écoute du patient et du couple. Elle permet également de dépister les facteurs qui perturbent la vie sexuelle du couple. Elle est indiquée quelque soit la cause des troubles de l’érection.

Règles hygiéno-diététiques 

Arrêt du tabac, bon équilibre du diabète, discussion autour des médicaments délétères pour les érections…

Médicaments par voie orale

Médicaments de la famille des inhibiteurs de phosphodiestérases de type 5 (sildenafil (Viagra©), vardenafil (Levitra©), tadalafil (Cialis©)). Ces médicaments seront prescrits après vérification de l’absence de contre-indication, notamment cardiaque, ou d’incompatibilité avec vos médicaments. Au besoin, un avis cardiologique sera demandé avant la prescription.

Traitement hormonal (testostérone)

Il n’est indiqué qu’en cas de baisse vérifiée du taux de testostérone dans le sang (déficit androgénique symptomatique). Un bilan diagnostique général et endocrinien, ainsi qu’un dosage du PSA PSA Le PSA ou « Prostate Specific Antigen » est une protéine fabriquée exclusivement par la prostate.
Son dosage est effectué grâce à une prise de sang et est utilisé pour le dépistage du cancer de la prostate.
et un toucher rectal (afin d’éliminer tout risque de cancer de la prostate dépendant de la testostérone) seront demandés avant d’instaurer le traitement.

Injections intra-caverneuses

On injecte directement dans le pénis un traitement permettant l’érection. Le produit le plus utilisé est la prostaglandine E1. L’injection est réalisée avec une aiguille très fine ou un pistolet injecteur et est indolore. La première injection est effectuée en consultation puis le patient les réalisera seul à domicile une fois l’apprentissage terminé. L’érection survient 5 à 10 minutes après l’injection. Le risque principal est l’érection prolongée ou priapisme : il s’agit d’une érection douloureuse et prolongée, supérieure à deux heures en absence de stimulation sexuelle. En absence de résolution spontanée après une douche froide ou une marche, il faudra contacter EN URGENCE votre urologue ou le service d’urgences de plus proche. En effet, après 6 heures de priapisme, le risque est une destruction définitive des tissus érectiles de la verge.

Vacuum

Il s’agit d’une pompe permettant une dépression autour de la verge. L’érection ainsi obtenue est maintenue grâce à un anneau élastique placé à la base de la verge.

Implants péniens d’érection (prothèses péniennes)

Ce traitement chirurgical n’est indiqué qu’en cas d’échec (ou de contre-indication) des traitements moins invasifs.

Il existe trois types d’implants péniens : les implants gonflables trois pièces, les implants gonflables deux pièces et les implants semi-rigides.

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© American Medical Systems

Les implants gonflables trois pièces permettent le meilleur résultat esthétique : ils sont constitués de deux cylindres implantés dans les corps caverneux, d’une pompe placée dans le scrotum, et d’un réservoir à coté de la vessie. Les implants gonflables deux pièces ne possèdent pas de réservoir indépendant d’où une moins bonne flaccidité lorsque la prothèse est dégonflée. Les implants semi-rigides ne sont pas gonflables et sont constitués de deux cylindres flexibles implantés dans les corps caverneux. Les principales complications après l’intervention sont l’infection, les dysfonctionnements de l’implant (usure, fuite ou mauvais fonctionnement des constituants de la prothèse), ou la migration du matériel.

Dans ces trois cas, une reprise chirurgicale au bloc opératoire sera nécessaire.